Il n'y a pas de rapport sexuel

   


Il n'y a pas de rapport sexuel 
de Raphaël Siboni

| France  | 2011 | 1H18 | distribution : Capricci films |
| avec HPG, Cindy Dollar, Michael, Stracy, Phil Hollyday |
| sortie nationale :  11 janvier  2012 |

Un film choisi par un jury composé de :
Yves Aumont • Ouest-France
Catherine Bailhache • ACOR
Christophe Kantcheff • Politis
Eric Loret • Libération
Isabelle Regnier • Le Monde


Le film  Il n'y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni est soutenu par l'ACOR. Il a été choisi dans le cadre de la collaboration de l'ACOR avec le SDI - Syndicat des distributeurs indépendants et le FIF 85 – Festival international du film de La Roche-sur-Yon autour des Premières rencontres du cinéma indépendant de La Roche-sur-Yon.

Sans porter
aucun jugement,
Il n’y a pas
de rapport sexuel
ouvre des abîmes
de questionnements

.

Ce film a été entièrement conçu par Raphaël Siboni à partir des milliers d'heures de making-of enregistrées par HPG lors de ses tournages. Plus qu'une simple archive sur les coulisses du X ou qu'un portrait de HPG, acteur, réalisateur et producteur de films pornographiques, ce film documentaire s'interroge et interpelle le spectateur sur la sexualité et sa représentation, sur la solitude moderne, les mystères du désir et du plaisir, la domination et l’aliénation.

 
 

Jury presse FIF 85



Le cœur et les raisons






par Yves Aumont, Ouest-France,  Christophe Kantcheff, Politis,  Eric Loret, Libération, et Isabelle Regnier, Le monde,
critiques membres du jury du FIF 85 pour la sélection des films du SDI





Le SDI – Syndicat des distributeurs indépendants – a proposé à ce jury des films inédits dont la sortie était prévue à l'époque dans les mois suivants. Les quatre films dont il est question ici sont ceux retenus par le jury. En octobre dernier, ces films ont fait partie d'une programmation montrée dans le cadre du Festival international du film de La Roche-sur-Yon, dans le cadre des Premières rencontres du cinéma indépendant du Festival.

Après l’expérience plaisante et enrichissante du jury de la presse l’an dernier, le festival de la Roche-sur- Yon nous a sollicités pour sélectionner les films du Syndicat des distributeurs indépendants présentés lors de l’édition 2011.

Demande inhabituelle pour un quatuor de critiques venus d’horizons différents. Fallait-il cesser d’exercer notre métier et composer une programmation ? Nous l’avons tenté d’abord. Notre sélection devait-elle être éclectique, consensuelle, représentative des films qui nous étaient soumis ? Cet essai a fait long feu : pour chacun de nous, seuls deux ou trois films comptaient réellement.

Nous avons donc décidé d’affirmer un choix résolu, une sélection cohérente et stimulante. Notre désir de la proposer aux spectateurs en est d’autant plus vif. « Un choix résolu », cela signifie en premier lieu l’adhésion la plus large au sein de notre petit collectif, et justifiée par des arguments forts. Ainsi, sur les douze films qui ont été donnés à voir, nous en avons retenu quatre : My Land de Nabil Ayouch, les Acacias de Pablo Giorgelli, The Day He Arrives de Hong Sang-soo et Il n’y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni, les deux derniers l’ayant été à l’unanimité. Certes, nous ne pouvons revendiquer de révéler quatre œuvres inédites : les films de Hong Sang-soo sont régulièrement sélectionnés à Cannes, et les Acacias y a obtenu cette année la Caméra d’or (prix réservé à un premier film, toutes sections confondues). Mais nous n’avions aucune raison d’écarter ces films, bien au contraire, dès lors que nos choix ont été avant tout guidés par l’idée que nous nous faisons de l’exigence cinématographique, comme d’une ouverture, d’une surprise à partager.




Il n'y a pas
de rapport sexuel
ouvre des abîmes
de questionnements


Surpris, nous l’avons été par Il n’y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni, un film qui frappe autant par ce qu’il montre que par le geste qui en est à l’origine. Plus connu dans le milieu de l’art contemporain où son nom est toujours associé à celui d’un autre artiste, Fabien Giraud, Siboni change ici de partenaire mais reste fidèle à l’éthique collaborative qui est au cœur de son travail. Ce documentaire est un pur film de montage, conçu à partir d’images froidement filmées pendant dix ans sur les plateaux des tournages X de HPG. Sans porter aucun jugement, Il n’y a pas de rapport sexuel ouvre des abîmes de questionnements : sur la sexualité, la solitude moderne, les mystères du désir et du plaisir, la domination et l’aliénation.




Mettre à mal les certitudes et les modes de représentation du spectateur, se donner comme un miroir grossissant, très déstabilisant, du monde tel qu’il va, c’est aussi le travail de My Land, documentaire du cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch sur le conflit israélo-palestinien.
Contrairement à d’autres, Ayouch ne défend pas une cause, ni n’entonne l’air consensuel de la réconciliation à tout prix. Il s’inscrit plutôt dans le prolongement d’une démarche personnelle, celle d’un homme parvenu à dépasser une position strictement passionnelle vis-à-vis d’Israël et des injustices commises envers le peuple palestinien, en un désir de voir sur place, de se confronter à la situation dans toutes ses nuances. 
Mettre à mal les certitudes
et les modes de représentations
du spectateur […],
c'est aussi le travail de My Land


My Land est fondé sur une belle idée de cinéma, qui a consisté à filmer les témoignages de vieux Palestiniens réfugiés au Liban depuis qu’ils ont été chassés de leurs terres par l’armée sioniste en 1948, et de les faire entendre à de jeunes Israéliens qui vivent aujourd’hui sur ces mêmes terres, dont la plupart sont dans le déni des circonstances tragiques qui ont présidé à la création de leur pays. Ces images agissent sur eux comme un retour du refoulé. L’intensité de leurs réactions atteste d’un malaise diffus autant que de leur attachement indéfectible au lieu où leur vie se déploie. My Land concentre toute la complexité politique et psychologique de ce conflit, qui ne peut pourtant rester sans solution. Ce n’est pas la moindre de ses qualités.




Chez Hong Sang-soo, c'est l'existence elle-même, infiniment passive et éternelle, qui regarde les personnages

Aucune politique ou sociologie visible au contraire chez le Coréen Hong Sang-soo.
Dans The Day He Arrives, la musique est connue. C’est une ritournelle qu’on revisite avec le même plaisir, depuis dix ans qu’on le fréquente. On boit, on s’engueule, un cinéaste raté rencontre des femmes, des étudiants, le temps d’un séjour à Séoul. Les tables se suivent et se ressemblent, on dit ce qu’on ne pense pas, on ne fera pas ce qu’on dit, on ne sait plus ce qu’on pense.  
The Day He Arrives est une petite forme, un film de poche, en noir et blanc, et Séoul ressemble à Venise sous la neige. Economie des plans, éloge de l’amour court, puisqu’on ne drague ici que dans le but de se quitter ensuite pour toujours. Avec ce film bref, jamais on n’avait aussi bien aperçu que, chez Hong Sang-soo, c’est l’existence elle-même, infiniment passive et éternelle, qui regarde les personnages.




Autre existentiel, l’Argentin Pablo Giorgelli déroule un scénario minimaliste, linéaire, silencieux ou presque, en inscrivant 1.500 kilomètres de plus dans une cinématographie nationale aimantée par l’axe routier nordsud où circulent déjà de nombreuses figures solitaires, telles Bombón el Perro de Carlos Sorin. Ici, un camionneur mutique, une femme paraguayenne avec enfant en cabine, passagers inopportuns. Route, exil intérieur, pudeur, brève rencontre… Pas besoin d’aller plus loin pour imaginer ce qui est en jeu, ce qui se noue. En cela, les Acacias est sans doute le film le plus sage de cette sélection. Faire la route avec d'autres,
le cinéma est là aussi pour ça

Chacun y tient sa place, sans ostentation. Sans bouger, les personnages se rapprochent. Confinée dans la cabine, la caméra se pose : champ / contre-champ, plans fixes sur l’une, l’autre, l’enfant. Derrière la vitre du camion, le ruban du paysage défile dans la poussière qui danse. Et le spectateur, brinquebalé dans la touffeur diesel des changements de régime, em barque à leur bord, se laisse gagner par la monotonie infusée par le maté. Comme si, bien avant le générique, il était du voyage. Comme s’il savait que la trajectoire de ces deux-là devait se poursuivre de toute éternité. Faire la route avec d’autres, le cinéma est aussi là pour ça.





par Yves Aumont, Ouest-France, Christophe Kantcheff, Politis, Eric Loret, Libération, Isabelle Regnier, Le Monde
critiques membres du jury du FIF 85 pour la sélection des films du SDI
octobre 2011

Texte de Isabelle Regnier


ll n'y a pas
de rapport sexuel


Il n'y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni © 2012 DR

Un texte de Isabelle Regnier, critique au Monde, membre du jury presse du FIF 85 ayant choisi ce film dans le cadre des Premières rencontres du cinéma indépendant de La Roche-sur-Yon, organisées avec le SDI.
 


Nous avons demandé

à Isabelle Regnier 

de nous donner
son point de vue
 

 
Le texte ci-contre est libre de droits pour les adhérents de l'ACOR et ses partenaires dans le cadre du soutien au film Il n'y a pas de rapport sexuel.

Dans ce cas, la publication doit être assortie de la mention suivante : "Avec l'autorisation d'Isabelle Regnier et de l'ACOR - Association des cinémas de l'ouest pour la recherche : www.lacor.info"

Dans tous les autres cas, la publication  intégrale ou partielle de ce texte en dehors des limites fixées par la loi est soumise à  une demande d'autorisation auprès de l'ACOR : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. qui répercutera auprès d'Isabelle Regnier.



Dans l'hypothèse où l'on prendrait ce film en cours de route, Il n'y a pas de rapport sexuel se donnerait à voir comme un making-of de films X de HPG. Un montage de séquences tournées dans le studio de ce personnage hors-norme, hardeur professionnel, réalisateur, cadreur et producteur de films porno, qui s'illustre régulièrement par ailleurs comme auteur de films indépendants "classiques" (HPG mon vit mon oeuvre, On ne devrait pas exister...), prisés des festivals et de la critique cinéma.

La matière en soi est passionnante. Mais elle est loin de résumer ce film, qui échappe à toutes les catégories existantes, né de la rencontre entre HPG et le vidéaste Raphaël Siboni. Le producteur Thierry Lounas les a mis en contact quand il a découvert que le premier accumulait depuis des années de milliers d'heures de rushes de making of. Laissant tourner plusieurs heures par jour, à différents endroits de son studio, une caméra posée sur un trépied, HPG avait recréé là son propre petit Loft, sans bien savoir quoi à quoi pourraient servir les images. Siboni a tout visionné, et en a tiré un film.

La première question que pose ce film est donc celle de l'identité de l'auteur. Signé Siboni, il n'existerait pas sans la folle volonté d'archivage de HPG, sans sa personnalité dévorante d'orchestrateur mégalomane des corps et des images. Et pourtant, celui-ci dit ne pas assumer le film. En même temps, il accepte d'en faire la promotion...


La grande réussite du projet tient à cette manière qu'il a de brouiller les repères, à tous les niveaux. Le mélange des genres inhabituel que fabrique l'industrie du X, où le sexe, l'argent, et le pouvoir, se mélangent ouvertement, met à mal, pendant une heure et demi, les certitudes et les modes de représentation du spectateur. Il n'y a pas de rapport sexuel n'est pas un making of de film porno, c'est une œuvre conceptuelle troublante, qui ouvre chez le spectateur des abîmes de questionnement - sur la sexualité (à l'heure d'Internet accessoirement), sur les mystères du désir et du plaisir, de la domination et de l'aliénation, sur le rapport à soi, à l'autre, la part qu'y prend l'image... Le fait que Siboni vienne de l'art contemporain et non du cinéma, qu'il se soit largement illustré par une pratique collaborative (avec l'artiste Fabien Giraud notamment), n'y est sans doute pas pour rien.


Il n'y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni © 2012 DR


Que montre ce film? Des hardeurs en action. Rien d'érotique toutefois, rien de véritablement excitant. Le cinéma en général, est affaire d'angle de vue, et ce film où l'on voit HPG tourner dans toutes les positions possibles – à genoux, debout, allongé sur le dos sous une table – le montre admirablement. Reculez la caméra d'un mètre, et au lieu de l'acte sexuel suggéré par le gros plan de visage gémissant qu'HPG est en train de filmer, vous verrez un acteur nu balancer le rocking chair sur lequel est allongée sa partenaire, et lui claquer les cuisses pour simuler le bruit des chairs qui s'entrechoquent.

Le porno est un secteur professionnel, les acteurs en sont les techniciens. Ils sont tous introduits, ici, par un plan de face, présentant leur carte d'identité et leur carte vitale (floutés, pour protéger l'identité de ces personnages qui portent tous des pseudos). C'est un boulot, et comme pour n'importe quel boulot, il y a des jours où on a moins envie d'y aller, il y a des collègues qu'on apprécie et d'autres moins. Certains vous excitent, avec les autres il faut simuler.

C'est un travail, mais un travail qui met en crise la notion de travail. Le mélange qui s'opère dans le studio, notamment, entre professionnels et non professionnels participe au brouillage des frontières. De plus en plus d'amateurs, on le voit, participent pour leur propre plaisir à des tournages de films porno. On voit ainsi des jeunes femmes étrangères au milieu venir passer une après midi pour réaliser un de leurs fantasmes devant la caméra de HPG. L'une d'elles est tellement secouée par le plaisir qu'elle en a tiré qu'elle finit en pleurs, comme touchée par la grâce. En bon patron de PME, HPG profite de cette manne formidable que sont ces performeuses amateur, comme il profite de tout ce qui vient à lui. On peut y voir du cynisme, ou simplement une stratégie de survie. De la part de ce trublion qui revendique volontiers ses origines prolétaires, cette manière de faire feu de tout bois relève aussi d'un pragmatisme subversif, parfaitement en phase avec son époque.

Le film met constamment en jeu un nuancier de contradictions déroutant, sans jamais asséner de jugement. Une même scène pourra être appréciée pour son aspect comique (HPG qui filme nu, sans un poil sur le caillou ni ailleurs, prêt à sauter dans l'arène, est un des corps burlesques les plus délirants du cinéma français contemporain), ou rejetée pour sa cruauté déprimante. "La chair est triste, hélas!..." Jamais la phrase de Mallarmé n'a paru si à propos que dans les premières scènes de ce film. Dans les dernières, la pétulante Ana et le couple d'acteurs gays tout harnachés qui se préparent à tourner, donnent l'impression, au contraire, qu'elle n'a jamais été si ludique. Alors, quoi ?

Isabelle Regnier

 

Dossier de presse


HPG
acteur

Je m'équipe souvent d'une caméra témoin sur les plateaux de tournage des films pornographiques que je réalise. Cette caméra fait partie du décor, je la place et la déplace en fonction de l'axe qui permettra de cadrer le mieux possible le tournage des scènes. Elle enregistre pendant et entre les prises.

Je n'ai rien censuré.

J'ai accumulé des milliers d'heures de rushes que j'ai archivés sans jamais y toucher. Je souhaitais confier ce matériel à un artiste. Raphaël Siboni en a fait un flm personnel, à l'abri de toute intervention de ma part.

Certains penseront que je suis une ordure, moi le premier peut-être. Mais le malaise que j'éprouve devant le film est le signe, à mon avis, que le projet est réussi.

Il n'y a pas
de rapport sexuel


Dossier de presse réalisé par Capricci






Le dossier de presse ci-dessus est un document Issuu
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Siboni
réalisateur



J'ai souhaité parler de la pornographie d'aujourd'hui : celles des séquences téléchargées en masse sur internet.






La caméra-témoin des making-of rend visible l'espace vide que la pornographie essaie de dissimuler.



Tout fonctionne comme si, plus la chair et la pénétration étaient vues de près, plus on aurait accès à un "réel" du sexe.





Revue de presse





Textes critiques
(extraits) 




Le hardeur HPG a confié les rushes de ses films à un jeune plasticien. Qui en a tiré un très beau documentaire sur les travailleurs du sexe.
Jacky GoldbergLes Inrockuptibles

[…] Un cas, probablement unique, de mise à nu par lui-même d'un artiste (sans guillemets) au travail, un abandon complet, donc, qui ne prend toutefois sens qu'une fois le magma d'images passé par le regard d'un autre artiste, capable de lui donner forme et sens.

C'est ici que Siboni intervient de façon remarquable. Son film est construit comme une vaste comédie du travail – Luc Moulet en aimerait la sécheresse burlesque, l'absurdité profonde et l'humour à froid –, une enquête anthropologique éloignée de tout jugement moral, sur une petite entreprise qui fait des corps sa matière première et de la caméra son outil de travail. […]

 


Il n'y a pas de rapport sexuel
Isabelle RegnierLe Monde

Il n'y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni © 2011 DR

[…] Que montre ce film? Des hardeurs en action. Rien d'érotique toutefois, rien de véritablement excitant. Le cinéma en général, est affaire d'angle de vue, et ce film où l'on voit HPG tourner dans toutes les positions possibles – à genoux, debout, allongé sur le dos sous une table – le montre admirablement. Reculez la caméra d'un mètre, et au lieu de l'acte sexuel suggéré par le gros plan de visage gémissant qu'HPG est en train de filmer, vous verrez un acteur nu balancer le rocking chair sur lequel est allongée sa partenaire, et lui claquer les cuisses pour simuler le bruit des chairs qui s'entrechoquent.

Le porno est un secteur professionnel, les acteurs en sont les techniciens. Ils sont tous introduits, ici, par un plan de face, présentant leur carte d'identité et leur carte vitale (floutés, pour protéger l'identité de ces personnages qui portent tous des pseudos). C'est un boulot, et comme pour n'importe quel boulot, il y a des jours où on a moins envie d'y aller, il y a des collègues qu'on apprécie et d'autres moins. Certains vous excitent, avec les autres il faut simuler.
[…]

Consultez le texte complet




Biographie de HPG


Consacré à la Cinémathèque française et à Cannes, adulé et honni par la critique, HPG, authentique hérétique du cinéma français, bien calé hors des rails, livre avec extra-lucidité une œuvre radicale, profondément personnele, que l'on pourrait qualifier de journal intime permanent… par-delà ses activités dans le milieu du cinéma pornotgraphique. Si le sexe en est le spectre évident, les questionnements sur l'amitié, l'amour, la vérité… le cinéma… en sont les convives à tout-bout-de-champ. En 2006, il réalise son premier long-métrage On ne devrait pas exister sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Il finalise actuellement la post-production du film Les mouvements du bassin avec Eric Cantona et Rachida Brakni.


Biographie de Siboni


Né en 1981, Raphaël Siboni est cinéaste et artiste contemporain. Représenté par la Galerie Lœvenbruck à Paris, il a exposé au Palais de Tokyo (2010) ou encore à la Biennale internationale de Santa Fe (2007).
Il travaille actuellement à l'écriture d'un long métrage de fiction pour le cinéma. Il n'y a pas de rapport sexuel est son premier long métrage documentaire.

 

Filmographie à ce jour (novembre 2011)

LONG METRAGE

2011 Il n'y a pas de rapport sexuel

COURT METRAGE

2007 Kant Tuning Club

VIDEOS D'ART | en collaboration avec Fabien Giraud |

2011 La mesure Aglaé   

2009 La vallée Von Uexküll

2009 Calculating Infinity

2007 Friendly Fire

 

Expositions à ce jour (novembre 2011)

2010 Dynasty | Musée d'Art moderne de la ville de Paris et Palais de Tokyo, Paris, fr  |

2010  Repetition Island   | Beaubourg, Paris, fr  |

2010  La condition - Le barrage   | Galerie Lœvenbruck, Paris, fr | 

2010 The Moving Index    | Galerie Honor Fraser, Los Angeles, USA |

2010
Res-Publica
  | Musée d'Art moderne, Moscou, Russie |

2009 La force de l'art, 02   | Grand Palais, Paris, fr |

2009 Les choses qui tombent   | GCAS, Melbourne, Australie |

2009 Video art serie   | Biennale de Moscou, Russie |

2008 Last Manœuvre in The Dark, Superdrome   | Palais de Tokyo, Paris, fr |

2008  Lucky #Seven   | 7th International Biennale, Site Santa Fe, USA |

2008 OOS, l'histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée   | Biennale de Lyon, fr |

2008 Kant Tuning Club   | Palais de Tokyo, Paris, fr |



Filmographie à ce jour (novembre 2011)

LONGS METRAGES

2012 Les mouvements du bassin    

2011 On ne devrait pas exister | 64e Festival de Cannes • Quinzaine des réalisateurs | 

COURTS METRAGES

2011 Hey Jacquy

2007 Danger, risque de chute 

2007 Henry Chapier 

2006 Option artiste 1/2 et 2/2 

2006 J'aime la censure 

2004 Hyperlogique 

2001 HPG son vit son œuvre

2001 Acteur X pour vous servir

2000 Chiennes, prenez garde ! 

2000  Air Fuck 

1999 Hôpital psychiatrique de garnison

1999 21 par 5


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